Alliances fromages et Le Pas de l’Aigle 2007 signé les5duvin

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Blog les5duvin (extraits)

Fromages et que du rouge ! !
Alors que le vin blanc sec commence à être accepté, voire exigé, je prends le parti d’aller à contre-courant. Ce n’est pas un revirement. J’estime seulement qu’en tant que militant des accords fromages et vins blancs depuis plus 15 ans, je peux à loisir expérimenter de temps à autre le comportement des rouges sur nos pâtes favorites. De plus, comme j’ai un faible pour les vins de la Vallée du Rhône, voici 4 cuvées, 2 nordiques et 2 sudistes.

Présentation des vins
Quatre petits commentaires pour mieux cerner leur caractère respectif. Les St-Jo et Crozes se composent de Syrah, les Vacqueyras et Gigondas assemblent une majorité de Grenache à la Syrah. […]
Gigondas Le Pas de l’Aigle 2007 Pierre Amadieu
Robe carminée à l’éclat velouté, au nez délicat qui s’exprime avec retenue en langage fleuri et fruité. La bouche, plus prolixe, décrit les fruits sentis, cassis et mûre emplissent la corbeille, rejoint par la burlat et l’arbouse, cette dernière épaule les tanins qui du coup impriment leur trame d’arabesques minérales.

Les fromages : Livarot, Délice des Bois (by Jacquy Cange), Ossau Iraty, Morbier […]
Avec le Livarot
Quel souffle ! L’Aigle s’envole et porte aux nues le gradé qui survole les champs fruités, les amoncellements d’épices.
Délice des bois
Avec l’Aigle, le fruit rouge s’affirme framboise, sa chair semble sortir du fromage qui revient en force pour noyer cet accouplement dans la crème.
Morbier
Avec le Gigondas, le sel est presque gommé, pour mettre en valeur la fraîcheur, le goût fort des pommes et poires tapées, l’inattendu de la tapenade d’olive verte, une alliance douce avec le sel en réserve.

Rien n’est jamais tout blanc ou tout … rouge
Même après une telle expérience, le blanc sec se marie mieux et plus facilement au plateau de fromages qui en compte souvent trop. Sans oubliez les vins effervescents, les moelleux, les oxydatifs, les VDN, … Toutefois, les rouges ne sont pas à rejeter, mais ils demandent plus de précision. Et quand cela fonctionne, ils offrent peut-être plus de complexités et débouchent sur des accords certainement plus intellectuels.
Le souci, c’est l’acidité des fromages qui, au contact des tanins, installent des perceptions désagréables, des amertumes déplaisantes, souvent encore augmentées par la note d’ammoniaque présente dans tous les fromages. Même si NH4OH n’est pas ou pas encore perceptible, il ne supporte guère ces fichus tanins.

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