Millésime 2012

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2012, année contrastée qui nous livre un millésime très structuré et porté par une très belle longueur en finale

De 2012, nous garderons le souvenir d’une année contrastée. L’hiver fut rigoureux et sec, rappelant à nos anciens l’hiver 1956 ; suivi d’un printemps pluvieux et d’un été chaud et sec. Les argiles et l’altitude de nos terroirs ont montré une nouvelle fois leur capacité à tempérer ces années contrastées ; la canicule du mois d’août n’a pas marqué le feuillage ni les raisins dont la croissance a été ralentie mais la maturation s’est déroulée normalement. Les pluies d’équinoxe survenues juste après le ramassage des Syrah ont été bénéfiques sur les Grenache, faisant grossir les baies et apportant le jus nécessaire pour extraire les tannins et les arômes très concentrés. Le beau temps s’est ensuite installé jusqu’à la fin des vendanges. Ce millésime très structuré est porté par une incroyable longueur en finale.

retour sur l'année écoulée :

vendanges 2012 Gigondas Olivier gel

Le bilan le plus évident que l'on peut établir à ce jour concerne bien entendu les conditions météorologiques qui ont accompagné la croissance végétative de la vigne sur tout le cycle. Le moins que l'on puisse dire est que 2012 est une année très contrastée d'un point de vue climatique mais en même temps un modèle très caractéristique du climat méditerranéen : sec en hiver et en été, pluvieux au printemps et à l'automne. Les anciens n'avaient pas eu d'hiver aussi sec depuis très longtemps ; les réserves hydriques des sols et des nappes phréatiques étaient au plus mal ; et juste avant le départ de la végétation, début février, un véritable épisode glacial semblable pour beaucoup à celui de 1956, accentué par un Mistral violent sur nos rives du Rhône... Les stations météos ont enregistré plus de 8 jours consécutifs avec des températures inférieures à -5°C, jusqu' à -15°C, et c'est notamment pendant cet épisode de froid qu'a été enregistré le record de vitesse du Mistral sur les 12 derniers mois: 122 km/h !

Dès le début du printemps nous avons pu constater les dégâts : beaucoup de vieux ceps de Grenache étaient gelés, pour tout ou parti ; c'est la première fois de ma vie que je vois des ceps de vigne morts suite à un gel d'hiver... et toujours pas de pluie pour accompagner la croissance des jeunes rameaux sur les ceps encore en vie ! Il a fallu attendre avril, puis les mois de mai et de juin pour avoir des précipitations normales et exactement égales aux moyennes annuelles sur les 50 dernières années !

Une dernière pluie le 1er juillet, et il a fallu attendre le 25 Août pour un premier et unique orage de 25 mm pour la période estivale. Autant les pluies printanières ont permis une bonne croissance de la vigne tout le mois de juillet ; autant le manque d'eau de l'été a donné naissance à des stress hydriques en fin de période maturité... Cependant sur nos terroirs de Romane, les argiles ont joué leur rôle de réservoir ; la canicule du mois d'août n'a pas marqué le feuillage ni les raisins dont la croissance a été ralentie mais la maturation s'est déroulée normalement.
Il est à noter ici, que le grand froid de février avait définitivement décalé la croissance de la vigne, programmant ainsi des vendanges plus tardives que ces dernières années, plutôt vers fin septembre et première quinzaine d'Octobre...

Claude Amadieu

zoom sur les vendanges :

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Jeudi 11 octobre 2012, 16h00 : les derniers raisins de la récolte 2012 sont arrivés au chai. Deux sentiments : "Déjà !" et en même temps "Enfin !" se bousculent dans ma tête. "Enfin !" : en effet, depuis le 13 septembre, la principale occupation (très vorace en heures et efforts physiques) de toute l'équipe est la récolte et la vinification des raisins... "Déjà !" car nous sommes toujours tristes de terminer cette période qui est l'aboutissement du labeur de toute une année...L'autre facette plaisante de la saison des vendanges à la vigne - et son pendant à la cave, la vinification; est que chaque parcelle, chaque benne de raisins, chaque AOC, est une découverte, un jeu de piste. Car la variabilité est grande d'un millésime à l'autre sans être homogène sur l'ensemble de notre récolte : variabilité de la quantité produite, de la maturité des grains, de l' épaisseur des pellicules, de la consistance de la pulpe, de la verdeur des rafles et des pépins, des arômes dégagés aux différents stades de la cuvaison, de la vigueur de nos levures, de la couleur des jus, de la présence et de la force des tannins, de l' ampleur en bouche lors des dégustations...Nous avons vendangé nos raisins des communes de Pernes puis de Travaillan (Vin de Pays Prémices) respectivement les 13 et 17 septembre ; puis nos Clairettes de Gigondas les 18 et 19 septembre suivies, toujours en pressurage, des Cinsaults et Grenaches pour l' élaboration des Rosés. Nous démarrons donc les vendanges des Gigondas rouges quand une grande partie de la Vallée du Rhône termine. Décalage coutumier de 15 jours / 3 semaines entre les hauteurs de Romane et la plaine... Les derniers vendangeurs en provenance d'Espagne sont arrivés le 22 septembre nous permettant de ramasser la majorité de nos Syrah les 22 et 23 septembre, cépage rouge le plus précoce de nos terroirs de Gigondas et donc le plus sensible aux effets négatifs des pluies sur les baies matures.En effet, comme chaque année, l'équinoxe d'automne est marqué par des précipitations importantes dans nos régions, et pour 2012, les météorologues annonçaient de gros orages pour le lundi 24. Effectivement, à 8h15 ce lundi matin, il est tombé 70mm d'eau en 15 minutes ! Vraiment impressionnant ! De nouveau, 2 jours plus tard, à nouveau près de 60mm de pluie ont été reçu le Mercredi 26 mais étalés sur fin de matinée et soirée. Nous avons alors dû attendre la fin de semaine pour reprendre la récolte. Ces deux pluies ont été très bénéfiques pour la reprise de la maturité, stoppée par la sécheresse sur nos grenaches, avec néanmoins une légère dilution ressentie les premiers jours de reprise. Le beau temps s'est ensuite maintenu jusqu'à la fin des vendanges, nous faisant bénéficier de conditions optimales pour le bon déroulement de nos chantiers de récolte que nous avons pu gérer en fonction de la maturité de chaque parcelle, jusqu' à ce jeudi 11 octobre. Dieu merci !Et les vins ? Il est trop tôt pour connaître les lignes directrices du caractère du millésime 2012. Les raisins présentaient des peaux dures (sécheresse estivale), de bonnes couleurs (nuits fraîches à la fin Août). Après les pluies d'équinoxe, les grenaches étaient plus juteux et un peu moins sucrés que les premiers raisins récoltés. Les fermentations se déroulent très rapidement preuve que tous les nutriments nécessaires aux levures étaient bien présents dans les pulpes. Le travail en cave s'en trouve simplifié, nous permettant un pilotage des cuvaisons uniquement en fonction des dégustations et des potentiels de chaque cuvée. Sur les premiers vins achevés, nous trouvons beaucoup de fruit et des tannins peu durs et plutôt élégants. On aurait pu penser à de grandes puissances tanniques vu la dureté des pellicules, mais cela n'est pas sensible à ce jour. Peut-être sur les prochaines dégustations ? Il semble donc que nous soyons en face d'un millésime « tout en équilibre » entre fruité et puissance. Cette information est importante pour le vigneron afin de bien piloter l'élevage de ses cuvées ! Je vous propose d'en reparler ultérieurement ...

Pierre Amadieu
  • 16 novembre 2012

Vinosolex déguste avec nous le millésime 2012

Nous avons eu le plaisir d’accueillir ce matin Lincoln Siliakus (dont les aventures sont à suivre sur son blog vinosolex). Nous avons dégusté ensemble les 2012 pour valider la qualité du millésime dans notre terroir et plus largement en Sud Vallée du Rhône.

Nous avons testé pour vous les clairettes CDR Grand Romane sur fûts, les rosés Roulepierre et Gigondas, puis les cuves avant assemblage (et élevage) de Romane Machotte, Pas de l’Aigle et Domaine Grand Romane.

Exercice difficile car les fermentations ne sont pas terminées mais qui donne tout de même un bel aperçu du millésime. 2012 est tout en équilibre avec un juste dosage entre acidité et tannins. Beaucoup de fruité et de finesse.

On se redonne rendez vous en février juste avant les assemblages ? Au plaisir de revoir le solex aux alentours de la cave ;)!

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  • 09.02.2016 Concours Grenache du Monde

Médaille d'Or pour le Gigondas Pas de l'Aigle 2012

Après trois éditions à Perpignan, le Concours des Grenaches du Monde s’est déroulé cette année à Saragosse, en Espagne, le 5 février dernier. 80 experts vinicoles, sommeliers et journalistes, ont départagé 576 vins issus majoritairement de Grenache (+60% de l’assemblage) et provenant du monde entier : Roussillon, Languedoc et Vallée du Rhône pour la France, mais aussi d’Italie, de Grèce, d’Israël, d’Afrique du Sud ou encore du Sud de la Catalogne et de Californie.

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Grenache du monde medaille or
  • 24.03.2015 Concours Vignerons Indépendants 2015

Médaille d'Or pour le Gigondas Domaine Grand Romane 2012

Bravo à toute l’équipe !

Après le millésime 2010, c’est au tour du millésime 2012 d’être médaille d’or ! Avec ses parfums d’épices et de petits fruits noirs, sa structure solide et joliment équilibrée, sa finale généreuse accompagnée d’une belle fraicheur, notre Gigondas Domaine Grand Romane a une nouvelle fois séduit le jury du concours des vins des vignerons indépendants.

médaille or concours vif vignerons indépendants 2015

Revue de Presse (extraits)

Articles complets disponibles dans la rubrique: Millésimes et distinctions

*** Gigondas Domaine Grand Romane 2012 ***

Bettane & Desseauve : « Corps plein présentant une matière tannique dense et un caractère épicé, somptueux avec un carré d’agneau de Sisteron. »

Vinogusto :  » Un vin délicieux ! Nez de fruits noirs écrasés, finement boisé, d’épices et de figues. Bouche moelleuse et gourmande, ronde et fruitée. M

atière très concentrée et parfumée. Équilibre droit sur une très belle construction assez généreuse. Finale sur les fruits rouges, aux relents de réglisse, de cèdre, de pruneau, de laurier et d’olive noire. ».

Terre de Vins :  » Épicé, juteux, voici une belle démonstration de finesse. Les terroirs d’altitude et l’élevage à 300 mètres dans un chai spécialement adapté, avec foudres et fûts, n’y sont certainement pas pour rien. Plein, complet, sur des notes de cèdre, d’une très belle fraîcheur en finale, c’est une bonne affaire car son prix reste raisonnable. L’équilibre de gigondas incarné ! « 
Palmarès consacré aux Dentelles de Montmirail (Terre de vins n°31)
www.terredevins.com/domaine-grand-romane-2012-aop-gigondas/

International Wine Cellar : « Rubis opaque. Un nez parfumé de manière exotique, avec des notes de cerise mûre, de liqueur de framboise et d’épices de Noël, complétées par un trait floral doux. Ample, luxuriant et rond, avec des saveurs très aromatiques de compote aux fruits rouges et de pain d’épices. Une acidité brillante donne le fil conducteur jusqu’en finale, et laisse ensuite une note intense de framboise »

Wine Advocate : « le Gigondas Domaine Grand Romane 2012 a de belles notes de fruits sombres, d’épices toastées, de chocolat et des arômes semblables à la viande rôtie, qui coulent harmonieusement accompagné d’une bonne et même solide structure ; mûr, texturé, équilibré, ce Gigondas se boira bien pendant une décennie. »

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